Bilan de l'année 2025
- laurentbarrera

- 6 janv.
- 6 min de lecture
Avant toutes choses, je voulais vous souhaiter une merveilleuse année 2026.
Qu’elle soit remplie de bonheur, de joie, d’amour, de paix et d’une bonne santé pour profiter de tout cela. Le bilan de l'année passée, c'est aussi se connecter à la gratitude de ce que l'on a reçu, de ce que l'on a fait et de la vie en général.

Janvier — Exposition collective à la Galerie Fontaine Obscure (Aix-en-Provence)
Dès janvier, l’année a aussi démarré avec une très belle exposition collective à la Galerie Fontaine Obscure à Aix-en-Provence. C’est un lieu important pour moi : une galerie exigeante, engagée, qui fait vraiment vivre la photographie. Et commencer 2025 comme ça, c’était un bon signe : celui d’un ancrage, d’une continuité, d’un dialogue.
Avril — workshop photo avec Klavdij Sluban aux Rencontres d’Arles
Au printemps, j’ai vécu une expérience forte : un workshop photo avec Klavdij Sluban aux Rencontres d’Arles. Ce genre de stage, ce n’est pas juste “apprendre”. C’est être confronté. Être déplacé. Être obligé de regarder son propre travail autrement. Il y a des rencontres qui ne te donnent pas seulement des outils : elles t’obligent à être plus sincère.
Mai — Arles les images : du papier washi, encore et encore
En mai, retour à Arles pour Arles les images — et surtout un moment important pour moi :présenter mon travail sur papier washi. Le washi, ce n’est pas un simple support. C’est une matière vivante, qui respire, qui vibre, qui garde les traces. Je m’y attache de plus en plus parce qu’il correspond exactement à ce que je cherche : un équilibre entre fragilité et force, entre silence et présence.
Été — Festivals, plein air, et partage
L’été a été une période très vivante, avec plusieurs festivals :
Les chemins de la photo
Et un énorme festival de plein air dans le sud, vers Carcassonne, le plus grand festival photo extérieur de la région.
J’aime ce type de rendez-vous : on sort des murs, l’image s’expose au vent, aux passants, au soleil. Elle cesse d’être “objet de galerie” pour redevenir… une rencontre.
J’ai aussi participé à deux expositions collectives estivales marquantes :
une expo collective au Festival de la mer, au Guilvinec
et plusieurs événements où mon travail a circulé, parfois dans des formats éphémères, parfois dans des lieux inattendus.
Juillet — Semaine d’ouverture à Arles + vernissage de mon expo OFF
Juillet à Arles, c’est une ville qui change de peau. Les rues deviennent une ruche, les discussions se font jusqu’à tard, et la photographie s’infiltre partout, même dans les silences.
Cette année, c’était encore plus intense pour moi, parce que j’y ai vécu :
la semaine d’ouverture
et surtout le vernissage de mon exposition OFF de l’été à Arles.
Ce vernissage… je crois que je vais m’en souvenir longtemps. Il y a quelque chose de très particulier quand ton travail se tient là, devant les gens, et que tu vois leurs réactions, leurs yeux, leurs silences.
Août — Une campagne Ulule réussie pour préfinancer un projet de livre
En août, j’ai franchi un cap important : une campagne Ulule réussie pour préfinancer un projet de livre. Ce genre de campagne, c’est toujours un vertige : tu exposes un projet, tu le mets en danger… et tu attends.
Septembre — Sortie de mon premier recueil de nouvelles : Fragrances du Japon
En septembre, une grande étape personnelle : la sortie de mon premier recueil de nouvelles Fragrances du Japon publié chez Librinova et aussi sur Amazon.
Ce livre est important parce qu’il vient d’un autre endroit : pas celui de la performance ou du “projet”, mais celui de la sensation. Un livre de fragments : de mémoire, de poésie, d’atmosphère. Une tentative de raconter le Japon par ce qu’on respire, ce qu’on devine, ce qu’on garde.
Et j’ai eu une immense joie : les retours de critiques littéraires ont été très positifs, ce qui est toujours bouleversant quand on publie pour la première fois. Deux superbes préfaces J’ai aussi eu l’honneur d’avoir deux magnifiques préfaces en 2025 :
une préface de l’auteur Yves Moatty
et une préface de la chercheuse Virginie Thomas
Deux textes qui m’ont profondément touché, et qui ont donné au livre une force supplémentaire.
Parutions en revues : littérature et Japon. J'ai aussi eu la chance de publier dans plusieurs revues :
dans la revue Métanoïa (pour une de mes nouvelles)
dans la revue japonaise Anarchy n°2 (photo)
dans la revue Vert Combat (photos)
Ces parutions, je les aime parce qu’elles font voyager l’écriture et la photographie. Parce qu’elles la sortent du cercle intime pour l’emmener vers d’autres lecteurs, d’autres mondes.
Octobre — Festival photo en Bretagne
En octobre, j’ai participé à un festival photo en Bretagne (Chercheurs d’images à Grand-Champ). Un rendez-vous important, parce que la Bretagne a toujours quelque chose de particulier : un mélange de rudesse et de poésie, de vent et de lumière.
Novembre — Expositions au Japon (Tokyo) : Ephémère Tokyo + papier washi
Une autre grande fierté de 2025 : voir mon travail exposé au Japon. D’abord dans une exposition collective avec deux œuvres sur papier washi, et ensuite à Tokyo, dans une galerie, pour l’exposition collective : Ephémère Tokyo (novembre 2025). Il y a quelque chose d’un peu irréel à voir ses images là-bas. Comme si elles revenaient à une source, ou à un lieu intérieur.
Québec — Exposition, couverture de disque, et diffusion
Le Québec a aussi été présent dans mon année. J’ai eu la chance d’y exposer au restaurant Canons!, au sud de Montréal, un lieu vivant, chaleureux, et assez inattendu pour une exposition — et justement… j’aime ça. J’ai également réalisé une couverture de disque au Québec, ce qui m’a beaucoup réjoui : une image qui devient musique, c’est un passage que je trouve très beau.
Expositions personnelles : Toulon (solo) + Six-Fours (permanente)
Je vais maintenant parler des expositions personnelles, parce que c’est souvent un marqueur fort dans une année.
Toulon — Première expo solo (photos + peintures + gravures)
Une étape essentielle : ma première exposition solo à la mairie annexe de Toulon, avec :
photographies
peintures
gravures
Une manière de présenter un univers complet, pas seulement une série. Et surtout une fierté intime : celle de se dire “ça y est, j’ai osé”.
Six-Fours — Expo permanente (décembre)
En décembre, une autre belle concrétisation : une exposition permanente dans la galerie de l’atelier à Six-Fours. J’aime l’idée d’une présence qui dure, d’un travail qui s’inscrit dans un lieu, qui continue à vivre même quand je ne suis pas là.
Paris Photo — Der Greif + catalogue
Autre moment important : une exposition collective à Paris Photo, sur le stand de Der Greif.
Et une parution dans leur catalogue, ce qui est un vrai signe : celui que les images circulent dans un réseau exigeant, international, curieux.
Presse et publications photo
Du côté des publications, 2025 a été très généreuse. Mes photos ont été publiées dans :
Réponses Photo
Chasseurs d’Images
Photo Magazine
et sur Wipplay
C’est toujours important pour moi, parce que ça fait vivre l’image hors des murs et ça ouvre parfois un autre regard sur ce que je fais.
J’ai aussi eu deux articles dans Var Matin à propos de mes expositions locales. La presse locale a une force particulière : elle ancre un travail dans un territoire et elle crée du lien direct avec les gens.
Couvertures : musique et livres
En 2025, j’ai réalisé :
une couverture de disque au Québec
deux couvertures de livres en France
C’est un exercice que j’adore :composer une image qui devient une porte d’entrée, un seuil, une première impression.
Conférences : esthétiques japonaises + Michael Kenna à Grenoble
J’ai donné trois conférences en 2025 autour des esthétiques japonaises en photographie.
Et un moment particulièrement fort : une intervention dans le cadre de la Journée internationale d’étude sur le Japon et Michael Kenna, à Grenoble, en novembre. Parler de ces esthétiques, c’est aussi partager ce qui me structure : l’ombre, l’espace, l’impermanence, la lenteur, le vide, la simplicité.
Sortie de mon deuxième livre : Esthétiques japonaises en photographie
Cette année a également vu la sortie de mon deuxième livre : un essai sur les esthétiques japonaises en photographie, issu directement de mes conférences. Et là… grosse surprise car en fin d’année 2025, le livre s’est classé : Numéro 1 des ventes sur Amazon France dans la catégorie Essais en photographie.
🙏 Merci
Je remercie toutes celles et ceux qui ont rendu cette année possible : les personnes venues aux expositions, celles qui ont partagé, soutenu, lu, acheté, recommandé, invité.




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